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Vincent BEAURIN

SAMEDI 18 - MERCREDI 22 - SAMEDI 25 février -
ETAT ALCHIMIQUE - Vincent Beaurin et Corentin Grossmann -
Fondation Brownstone 26 rue Saint Gilles 75003
Vincent BEAURIN

SAMEDI 18 - MERCREDI 22 - SAMEDI 25 février -
ETAT ALCHIMIQUE - Vincent Beaurin et Corentin Grossmann -
Fondation Brownstone 26 rue Saint Gilles 75003
Vincent BEAURIN
Vincent Beaurin, Spots couleurs, 2016.
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Pièces uniques

Corentin Grossmann, Gauhmulk, 2016.
Céramique émaillée.
Figure: 70 x 70 x 80 cm
Pièce unique
Vincent BEAURIN
Vincent Beaurin, Spots couleurs, 2016.
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Pièces uniques

Détails
Vincent BEAURIN

SAMEDI 18 - MERCREDI 22 - SAMEDI 25 février -
ETAT ALCHIMIQUE - Vincent Beaurin et Corentin Grossmann -
Fondation Brownstone 26 rue Saint Gilles 75003
Vincent BEAURIN

SAMEDI 18 - MERCREDI 22 - SAMEDI 25 février -
ETAT ALCHIMIQUE - Vincent Beaurin et Corentin Grossmann -
Fondation Brownstone 26 rue Saint Gilles 75003


8 février 2017 à 22:17

Cher Corentin

Je suis soûl et embarrassé.

Je te propose de remplacer nos deux images par la suivante.
Je voudrais garder le titre mais au singulier et remplacer nos deux images par la suivante. Il s'agit d'une peinture à l'entrée d'une grotte, Batu caves en Malaisie.

J'espère ne pas te contrarier.

Vincent



9 février 2017 à 11:54

Bonjour Vincent,
ça ne me contrarie pas, ne t'inquiète pas. Les hésitations et revirements sont bien naturels dans ce
domaine. C'était nécessaire de faire le coup de la barbe et puis c'est tout. ça ne figure pas, peu importe,
je prends le point de vue de celui qui vient voir l'exposition.  Quelqu'un qui ne fait pas de la com' et qui considère
qu'il y a déjà ?uvre dans l'annonce, ça fait toujours plaisir à voir.
L'image me plaît, j'y réfléchis encore, et je me disais que les informations que tu me donnes sur sa position originale
(l'entrée d'une grotte en...) modifie considérablement sa réception. Sans cette légende, je n'y vois qu'une image de l'enfermement, encore
que les ornements côté intérieur du pourtour de la fenêtre me perturbent.
Je retrouve finalement la dimension médiévale des tentatives précédentes avec une touche "orientale" qui n'est pas pour me déplaire.
Bref, je vois une continuité, je connecte sans difficulté au contenu que je crois connaître. En fait, plus que l'enfermement c'est une sorte d'image
de jeu intérieur:extérieur comme deux modalités essentielles de l'être? Je divague un peu mais le magma de tes spot n'est que le fluide interne
qui s'extériorise, la combustion, un changement d'état, le dépôt de cendres etc etc... ma fontaine (qui s'appelle "Gauhmulk" ce qui signifie le "museau
de la vache en Hindi", qui désigne précisément pour les indiens les sources du Gange dans l'Uttaranchal etc etc... Tout cela me va bien.

Allez, à bientôt,
Peut être que tu as encore changé d'image! Ma réponse sera plus succincte!
bises

C.



à 12:55

Merci Corentin!

J?ai bien noté Gauhmulk. C?est parfait.

Sur le mail, je pensais bien donner la légende avec l?image.

J?en profite pour t?envoyer quelques photos de Batu caves
La petite peinture, si ma mémoire est bonne, se trouve juste à gauche, sur la paroi, avant de descendre dans la grotte immense.
L?ambiance est celle du lancement d?une fusée dans le cosmos mystérieux. C?est intense, voire violent.
As-tu remarqué que les barreaux de la fenêtre sont très fins et qu?ils pourraient être en or?

Bises

Vincent



à 13:07

C?est sublime.

C



à 13:13

L?inventivité qu'il y a dans ces espaces sacrés me fascine. L'hindouisme est de ce point de vue délicieux, du moins pour moi issu d?une famille protestante.

C



à 13:14

J?aime tellement cette grosse laque orange qui vient recouvrir la pierre.

C



à 13:17

Rassure-toi, pour moi aussi, issu d?une famille catholique.  ;-)

V

Vincent BEAURIN Du SAMEDI 18 au SAMEDI 25 février
Du SAMEDI 18 au SAMEDI 25 février
HARMONIE MUNICIPALE - Vincent Beaurin / Patrick De Glo De Besses -
GDM...Galerie de multiples 17 rue Saint Gilles 75003
Ouvert de 11h à 19h excepté le lundi
Vincent BEAURIN Du SAMEDI 18 au SAMEDI 25 février
Du SAMEDI 18 au SAMEDI 25 février
HARMONIE MUNICIPALE - Vincent Beaurin / Patrick De Glo De Besses -
GDM...Galerie de multiples 17 rue Saint Gilles 75003
Ouvert de 11h à 19h excepté le lundi
Vincent BEAURIN Du SAMEDI 18 au SAMEDI 25 février
Du SAMEDI 18 au SAMEDI 25 février
HARMONIE MUNICIPALE - Vincent Beaurin / Patrick De Glo De Besses -
GDM...Galerie de multiples 17 rue Saint Gilles 75003
Ouvert de 11h à 19h excepté le lundi

HARMONIE MUNICIPALE - Vincent Beaurin / Patrick De Glo De Besses -

Par la superposition de deux objets, une dalle led et un filtre de couleur fabriqué dans la technique traditionnelle du vitrail, dix objets lumineux ont été réalisés. Leurs couleurs, sur deux accords chromatiques distincts, diffèrent par la sorte d?éblouissement qu'elles procurent, les unes, plus zénithales, les autres, plus épicées ou orientales. Réunis dans la Galerie des Multiples, du samedi 18 février au samedi 25 février, l'ensemble tend à l'harmonie municipale.

Vincent BEAURIN Spot couleurs, 2016.
Spot couleurs, 2016.
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Unique
Vincent BEAURIN Spot couleurs, 2016.
Spot couleurs, 2016.
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Unique
Vincent BEAURIN Spot couleurs, 2016.
Spot couleurs, 2016.
Détail
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Unique

Enfant, j'étais fasciné par les peintures qui recouvraient murs et plafonds dans l'église. J'enfonçais mon regard dans les paysages, derrière des personnages dont certains allaient lourdement accoutrés, d'autres pauvrement vêtus, et d'autres encore qui se tenaient presque complètement nus, dans des scènes d'épouvante. Je restais longtemps et loin dans ces paysages. Mais lorsque je "revenais à moi", toujours, j'éprouvais le même petit malaise, une sorte de dépression spontanée. Si mon esprit s'était promené librement et même, avait voyagé sans contrainte par le regard, mon corps lui, avait été privé de sortie et semblait engourdi d'être resté derrière la fenêtre. Je ressentais cette frustration, sans vraiment l'identifier.

Plus tard, je découvrais la peinture abstraite. Son approche paraissait plus directe, plus immédiate, spontanée voire brutale. Elle procurait la sensation d'un contact presque physique avec le paysage, de faire corps, ou de fouler le paysage.

Mais après quelques temps, je m'essoufflais. L'air se raréfiait. Les couleurs maçonnaient. L'horizon fracturait.

Je ne sais plus qui a dit: "L'abstraction rend aveugle." C'est vrai dans le sens où lorsque l'on se rapproche trop d'un objet, on en perd les contours, lorsque l'on absorbe la distance nécessaire au paysage, comme le cycliste avale celle qui le sépare de l'arrivée, le paysage nous engloutit.
Certaines oeuvres pouvaient encore se concevoir comme des pièges ou des nasses parfois très encombrantes, et procurer l'illusion d'une immersion.

Si je voyais dans le paysage, la possibilité de m'échapper, je devais discerner vacances de noyade.

De plus, malgré un grand nombre d'aménagements de la fenêtre pour tenter de résoudre l'antinomie de la distance et du contact, l'antinomie du sport et de la contemplation, les manières de procéder restaient sensiblement les mêmes.

On a assimilé la séparation de l'esprit et du corps, et plus schématiquement encore, le cerveau du reste du corps, comme si l'un pouvait se passer de l'autre ou comme si la plénitude ne pouvait se concevoir que comme une addition ou une soustraction.

Il fallait donc solliciter le corps, non pas à la manière d'un sportif, mais plutôt à celle du spectateur d'un match de football qui s'identifie aux joueurs qui courent sur la pelouse et qui tapent successivement dans le ballon.
Le regard devait impliquer le corps, voire le toucher tout en gardant la distance ou le recul nécessaire pour jouir pleinement de la beauté du paysage.

Par ailleurs, je pense qu'une oeuvre peut être habitée, non pas de l'intention exclusive ou de l'expressivité débordante de l'artiste mais de ce qu'elle convoque. Elle est en quelque sorte l'avatar de ce qu'elle représente. Il arrive que par une oeuvre, on ressente une présence. À ce propos, j'aime beaucoup la théorie des intermédiaires développée par Oleg Grabar dans son livre, "L'Ornement, formes et fonctions dans l'art islamique".

Je trouve dans le paysage, l'intégrité et la plénitude qui me font défaut ainsi que l'énergie de l'apaisement dont j'ai besoin.

 

Sur la peinture
Vincent Beaurin
2016.

Vincent BEAURIN Spot couleurs, 2016.
Spot couleurs, 2016.
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Unique
Vincent BEAURIN Spot couleurs, 2016.
Spot couleurs, 2016.
Polystyrène, verre.
Ø 71 x 13,5 cm
Unique
Vincent BEAURIN L'oiseau, 2016.
L'oiseau, 2016.
Polystyrène, verre.
34 cm x Ø 34 cm
Unique
Vincent BEAURIN Horus, 2016.
Horus, 2016.
Polystyrène, verre.
57 x 45 x 38 cm
Unique
Vincent BEAURIN Statue, 2016.
Statue, 2016.
Polystyrène, marbre, verre.
31 x 43 x 32 cm
Unique
Vincent BEAURIN Untitled, 2016.
Statue, 2016.
Polystyrène, marbre, verre.
32 x 33 x 23 cm
Unique
Vincent BEAURIN statue, 2016.
statue, 2016.
Polystyrène, verre.
33 x 21 x 32 cm
Unique